CONSOMMER BIO

Habitués à consommer sans faire attention aux conséquences de nos actes, tournés sur nous-mêmes et sur la peur de manquer, nous entretenons un mouvement destructif.

Laissons hier derrière nous avec nos modes de fonctionnement souvent automatisés et posons chaque action avec conscience pour créer un avenir qui nous ressemble. Ouvrons les yeux sur la réalité, levons les voiles de l'illusion, posons nous la question si nous sommes en accord avec notre pensée.

L'action suit la pensée, décidons maintenant dans quelle direction nous voulons avancer.

Acteurs de la vie, de nos vies

Nous n'avons plus besoin de preuves que la nature souffre, que les réserves s'épuisent que l'air, la nourriture et l'eau que nous avalons sont pollués. Il est temps d'agir, de générer ce changement dans nos actes quotidiens. Sans culpabiliser, essayons chaque jour de nous améliorer.

Rien n'est impossible, tout est dans la motivation, pourvu que celle-ci jaillisse de notre cœur...

L’agriculture biologique se veut en harmonie avec son environnement, n’exploite pas les sols mais compose avec eux en apportant une fertilisation en fonction de leur composition et de leurs réels besoins, soucieuse de ne pas les épuiser.

Elle respecte non seulement les micro-organismes qui lui donne la vie, mais aussi la faune et la flore sauvage. Elle favorise les espaces sauvages tels que les haies, les mares, les niches écologiques.

Elle limite les arrosages qui saturent les fruits et légumes, les rendant moins goûteux, mais surtout plus lourds. L’un des fondements de l’agriculture biologique tient dans la conviction que la santé de la plante et celle de l’animal ne peuvent pas simplement se résumer par l’absence de maladie, mais plutôt par un état de santé et de vitalité ou l’organisme a de meilleures capacités à affronter les aléas de son environnement extérieur (climat, humidité excessive, prédateurs).

L’agriculteur bio soigne son sol, il sait qu’il doit rester vivant pour nourrir ses cultures. La faune de la terre est indispensable, comme les vers de terre qui l’aère, les débris végétaux, les cadavres d’animaux et excréments qui forment l’humus. Le sol respire se gonfle quand il pleut, se rétracte en cas de sécheresse, l’humidité du sous sol remonte par capillarité.

Pour l’agriculteur industriel le sol est devenu un simple support, ce n’est plus lui qui nourrit et soigne les plantes mais les engrais et pesticides. L’eau ne pénètre plus dans le sol, il a perdu son pouvoir de rétention. L’eau emporte ainsi la couche supérieure la plus fertile et provoque des coulées de boue lors de violents orages.

Un sol affaibli entraîne aussi pour les plantes une moindre résistance à la sécheresse et une dépendance aux engrais. L’agriculture est une grande émettrice de pollutions chimiques dans l’air. La France est le premier utilisateur européen de pesticides. Lors des pulvérisations 25 à 75 % des quantités appliquées partent dans l’atmosphère. Les émissions de gaz à effet de serre en Europe proviennent principalement du CO2, du N2O et du méthane.

L’agriculture est particulièrement concernée par l’émission de ces 3 gaz. S’ajoutent aux gaz à effet de serre émis lors de la production agricole, tous ceux émis au cours de la longue chaîne qui s’étend de plus en plus jusqu’à la consommation finale: le transport des aliments, l’emballage, la conservation (la congélation étant en plus émettrice des gaz fluorés, GES très puissants), la transformation. La consommation de fruits et légumes hors saison implique de longs transports.

L’agriculture bio s’est développée seule sans le soutien de l’état, de la recherche ou de l’enseignement. Elle fait ses preuves techniquement et économiquement, conquiert pas à pas l’opportunité de ses analyses, méthodes et durabilité face aux institutions qui sont censées s’occuper de l’avenir de la planète. (PNUD, FAO, GIEC, PNUE).

Elle est devenue une agriculture d’avenir répondant aux besoins environnementaux de la planète, à l’amélioration de la santé et même aux problèmes de la faim dans le monde.

Manger bio ne coûte pas plus cher

La différence de prix entre légumes bio ou non bio, n’est parfois que le prix de l’eau. Changer quelques habitudes alimentaires peut être source de santé et d’économies. De plus, les prix bas de l’agriculture industrielle sont une illusion car ils n’intègrent pas le coût de la destruction des sols, de l’eau de la santé (maladies liées aux pesticides), et des milliers de paysans qui disparaissent poussés à l’exode car ils ne peuvent plus vivre de leurs productions.

Les fruits et légumes bio sont sources de santé par des apports irremplaçables en vitamines, micro nutriments, polyphénols essentiels. Ils auraient 25 % de nutriments et 30 à 300% d’anti-oxydants, 50 % de vitamine E, 75 % de bêta carotène et oméga 3 en plus.
Selon une étude du FIBL, institut suisse de l’agriculture bio et plus grand organisme de recherches au monde dans ce domaine, les fruits bio contiennent 550 fois moins de pesticides, les légumes 700 fois moins ainsi que 10 à 40 % de moins de nitrates. Il est recommandé de les manger avec leur peau, riche en vitamines, ce qui relativise une fois de plus le soi-disant surcoût.